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ÉDITION #14
/ FESTIVAL

 JEUNE CRÉATION
THÉÂTRALE CONTEMPORAINE

6 > 15 DÉCEMBRE 
DANS 7 LIEUX EN ÎLE-DE-FRANCE

Festival dédié à la jeune création théâtrale, encourageant les démarches scéniques innovantes, stimulant les expérimentations des un·e·s et éveillant la curiosité des autres, Impatience met en lumière les ambitions artistiques, scénographiques et textuelles des metteur·e·s en scène et collectifs émergent·e·s.

À l’instar d’un jury professionnel et d’un jury lycéen, les spectateurices sont invité·e·s à rejoindre le rythme passionné du festival pour décerner un prix du public.

Rendez-vous incontournable de la jeune création, Impatience donne à voir celleux qui inventent le théâtre à venir. De Thomas Jolly en 2009 à Anaïs Muller & Bertrand Poncet en 2021, en passant par Julie Deliquet, Elise Chatauret, le Raoul Collectif, Fabrice Murgia, Chloé Dabert, Tamara Al Saadi, Lisa Guez, Yuval Rozman ou encore Winter Family (pour ne citer qu’elleux !), le festival Impatience accompagne la scène artistique d’aujourd’hui… et de demain !

PASS IMPATIENCE

Découvrez tous les spectacles du festival en illimité !
Avec votre pass (avantageux dès le 3ème spectacle), assistez à au moins 6 projets et votez pour votre spectacle coup de coeur.

Avec le CENTQUATRE-PARIS, le Jeune Théâtre National, le TLA – scène conventionnée d’intérêt national à Tremblay-en-France, le Théâtre de Chelles, Les Plateaux Sauvages, le Théâtre 13 et le Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – Centre dramatique national

AUX PLATEAUX SAUVAGES
LES DÉVORANTES
/ SARAH ESPOUR

14 > 15 DÉCEMBRE – 19H

Dans une performance musicale et théâtrale, Sarah Espour – accompagnée d’un batteur – convoque des figures féminines en révolte contre un système qui les oppresse, dans une violence à la fois fatale et libératrice.

Dans Les Dévorantes, l’autrice, compositrice, chanteuse et actrice Sarah Espour campe une femme condamnée à mort pour le meurtre sauvage de sa mère. Sa chaise d’exécution est là, au milieu d’une cage où elle passe sa dernière heure. Le moment fatidique approche et son esprit s’égare, confondant son histoire avec celles d’autres femmes, croisées au cinéma, dans la littérature ou dans la vie.

Au fil d’une performance où se mêlent musiques, textes et chants, Sarah Espour aborde la question de la violence comme réponse à la violence, des actes libérateurs aux conséquences lourdes. Avec ces figures féminines aux trajectoires brisées, elle interroge aussi l’image de la femme, les notions de jugement et de moralité. Elle pose également la question vertigineuse de la transgression comme possible forme d’émancipation.

Conception, composition musicale, écriture et interprétation Sarah Espour
Assistanat mise en scène et dramaturgie Martin Rouet
Regard et soutien mise en scène Gabriel Bideau
Collaboration musicale et percussions Lucas Veriepe
Régie générale et son Tom Vanacker
Création lumière Jean Battistoni

Production : Festival de Liège
Coproductions : Le Tandem, Scène Nationale Théâtre d’Arras
Soutiens : Ancre/Charleroi, MARS-Mons art de la scène, Maison des Musiques/Bruxelles
Avec l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles-Domaine de l’interdisciplinaire et du conte (CIAS)
Remerciements : Amandine Laval, Claire Toubin, Romain Vaillant, Marie Allain, Théo Veriepe, Fiona Willemaers, Isaure Abecassis, Marion Gabelle, Julie Peyrat, Marie-Camille Blanchy et Martin Panel

KOULOUNISATION
/ SALIM DJAFERI

14 > 15 DÉCEMBRE – 20H30

Dans une approche à la fois théâtrale et plastique, documentaire et ludique, Salim Djaferi interroge les mots qui caractérisent la colonisation et la guerre d’Algérie de part et d’autre de la Méditerranée.

Un jour de 2018 dans une librairie algéroise, bien décidé à combler les lacunes d’une éducation française trop pudique sur le sujet, Salim Djaferi cherche le rayon consacré à la guerre d’Algérie. En vain. Les ouvrages sont bien là, pourtant, mais classés sous une autre rubrique : Révolution. Pour le jeune artiste chercheur, c’est une révélation, une porte ouverte sur une autre guerre, plus sourde, celle du langage. Qui emploie quels mots et pour dire quoi ?

Fruit d’un travail d’enquête et de recueil de témoignages, Koulounisation se penche sur les mots qui construisent la mémoire et l’histoire, leur signification, leur but, leur usage. Pour cela, Salim Djaferi utilise les outils du théâtre et un langage plastique qui parle à chacun·e. Avec des plaques de polystyrène, des objets suspendus à des fils et un art puissant de la métaphore, il convoque l’intelligence émotionnelle du public, celle qui dépasse les mots.

Conception et interprétation Salim Djaferi
Collaborateur artistique Clément Papachristou
Regard dramaturgique Adeline Rosenstein
Aide à l’écriture Marie Alié et Nourredine Ezzaraf
Écriture plateau Delphine De Baere
Scénographie Justine Bougerol et Silvio Palomo
Création lumière et régie générale Laurie Fouvet
Développement, production, diffusion Habemus papam – Cora-Line Lefèvre et Julien Sigard
Remerciements Aristide Bianchi, Camille Louis, Kristof van Hoorde et Yan-Gael Amghar

Une création de Salim Djaferi
Coproductions : Les Halles de Schaerbeek, Le Rideau de Bruxelles et l’Ancre – Théâtre Royal de Charleroi
Avec le soutien des bourses d’écriture Claude Étienne et de la SACD,
de la Chaufferie-Acte1, de La Bellone-Maison du Spectacle (BXL/BE), du Théâtre des Doms, du Théâtre Episcène et de Zoo Théâtre
Avec l’aide de la Fédération Wallonie Bruxelles
Salim Djaferi est hébergé administrativement par Habemus papam.

HORS LES MURS
SOLA GRATIA
/ YACINE SIF EL ISLAM

6 > 7 DÉCEMBRE – 18H & 20H
AU JEUNE THÉÂTRE NATIONAL

Du traumatisme d’une agression homophobe, Yacine Sif El Islam fait un puissant monologue, pour une plongée à rebours dans les souvenirs d’une vie marquée trop souvent par l’intolérance.

Au départ, il y a un fait divers, une agression homophobe comme on en voit trop souvent passer dans la presse quotidienne ou sur les réseaux sociaux : deux hommes insultés et agressés en pleine rue parce qu’ils forment un couple. Yacine Sif El Islam a la joue tranchée et son compagnon Benjamin Yousfi un couteau planté dans le dos. Comment survivre à la peur, la douleur et la colère ?

Comme un exorcisme et une radioscopie de notre société, Yacine Sif El Islam livre un texte puissant et poétique, dans lequel il revient sur trente années d’une vie jalonnée d’incidents et d’agressions racistes et homophobes. Derrière lui, de dos, Benjamin Yousfi brode sur une grande pièce de tissu blanc les questions que la police lui a posées lors de sa déposition. Portée par la création sonore de Benjamin Ducroq et la présence chorégraphique de Patricia Chen, Sola Gratia est la tentative de rendre fertile un champ de ruines.

Porté par Yacine Sif El Islam
Texte (publié aux éditions Komos) Yacine Sif El Islam
Avec Yacine Sif El Islam, Benjamin Ducroq, Benjamin Yousfi et Patricia Chen
Création costume, conseil et performance Benjamin Yousfi
Création sonore Benjamin Ducroq

Production : groupe Apache
Soutiens : TnBA – Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine, La compagnie Les Marches de l’Été, La Métive, l’OARA

AINSI PASSE LA GLOIRE DU MONDE
/ LE GROUPE O

6 > 7 DÉCEMBRE – 20H30
AU THÉÂTRE DE CHELLES

En puisant son inspiration dans Platonov de Tchekhov et des textes féministes contemporains, le Groupe O sonde le théâtre d’aujourd’hui et la façon dont les femmes y sont représentées.

La pièce du Groupe O évoque le sujet des violences patriarcales en racontant la vie de Guy et Chris, couple de spectateurs qui vient de voir une pièce intitulée Ainsi passe la gloire du monde, variation autour de Platonov de Tchekhov. Avec cette mise en abîme, le Groupe O déploie une intrigue au cœur du théâtre d’aujourd’hui et s’interroge sur les représentations féminines : sur les plateaux, dans les fictions, ou le milieu socio-économique.

Les interprètes empruntent à l’auteur russe de quoi nourrir leurs personnages et tirent les fils qui relient notre époque à ce XIXe siècle où sont nés bon nombre de nos rapports sociaux, économiques ou intimes. De quoi tisser une histoire de dissection, d’héritage culturel, de peur du temps qui passe, d’échec et de désir, d’une façon insolente, dérangée et non-genrée.

Écriture collective
Mise en scène Lara Marcou et Marc Vittecoq
Avec Margot Alexandre, Martin Barré, Florent Dupuis, Marina Fimov, Matthias Hejnar, Lilla Sárosd
Scénographie Cassandre Boy
Costumes Suzanne Veiga Gomes
Masques Romain Duverne
Lumière Clément Bonnin
Accessoires Alice Godefroid
Régie générale Nours
Administration / production /diffusion Juliette Cazilhac / Claire Liotard / Margaux Decaudin

Production : Le Groupe O
Coproduction : Le Préau CDN de Normandie – Vire, Dieppe Scène Nationale, Théâtre de Vanves accueil en résidence : L’arc – scène nationale Le Creusot, La Fabrique – Saint-Laurent-le-Minier, Théâtre Albarède – Communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises, Dieppe Scène Nationale, Théâtre de Vanves, Hangar Théâtre – Montpellier, Le Préau CDN de Normandie – Vire
Soutiens : Région Normandie, Département de Seine-Maritime, ODIA Normandie, DRAC Normandie, L’Eclat – Pont-Audemer, Théâtre Albarède – Communauté de communes des Cévennes gangeoises et suménoises, L’arc – scène nationale Le Creusot
Une maquette a été présentée dans le cadre du festival FRAGMENTS – (La Loge).
Marc Vittecoq et Lara Marcou sont artistes associées au Préau – CDN de Normandie – Vire.

SEUIL
/ COMPAGNIE LES GRANDES MARÉES

8 DÉCEMBRE – 19H
9 DÉCEMBRE – 21H
AU THÉÂTRE DE SARTROUVILLE ET DES YVELINES – CDN

Récit immersif sous forme d’enquête sur un drame survenu au sein d’un collège, Seuil questionne la notion de la virilité dans notre société contemporaine.

« Vous m’avez tuéR ». Une nuit, Mattéo, 14 ans, laisse un message sur les réseaux sociaux avant un inquiétant silence. Deux jours après, la police intervient au collège et interroge Noa, interne de la chambre 109. Témoin principal ou suspect, Noa devra répondre de ses actes, lui qui dit n’avoir rien fait. Conçu à la manière d’un jeu de piste impliquant plusieurs acteurs du collège, Seuil joue sur différentes temporalités pour reconstituer les pièces du puzzle.

L’autrice Marilyn Mattei a imaginé cette histoire après qu’un principal lui a fait part d’une série d’agressions sexuelles entre garçons survenue dans son établissement, perçue par beaucoup – notamment le père de l’un des bourreaux – comme un simple jeu. Par la fiction, Seuil questionne le consentement et la façon dont le modèle viril contemporain, marqué par la violence, se construit encore à travers des rites de passage.

Texte Marilyn Mattei
Mise en scène Pierre Cuq
Avec Baptiste Dupuy et Camille Soulerin
et les voix de Thomas Guené, Hélène Viviès, et Vincent Garanger
Scénographie et accessoires Cerise Guyon
Son Julien Lafosse et Victor Assié
Lumière François Leneveu et Nils Doucet
Costumes Augustin Rolland

Production : Compagnie Les Grandes Marées
Coproductions : Comédie de Caen – CDN ; L’Archipel – Scène conventionnée d’intérêt national « Art en territoire », Granville ; La Halle ô Grains, Bayeux
avec le soutien artistique de la DRAC Normandie, de la SPEDIDAM, du Studio d’Asnières – ESCA ; du CDN de Normandie – Rouen, de la Scène Nationale 61 (Alençon, Flers, Mortagne), de la Halle ô Grains, Bayeux ; du Département du Calvados, de la Manche et de L’Orne, et de la Maison des Jeunes et de la Culture de Vire.
Production : Lucile Carré
Diffusion : Bureau Rustine, Jean-Luc Weinich
Presse : Fabiana Uhart
Ce projet a bénéficié d’un soutien de la DRAC de Normandie et de la Région Normandie au titre du FADEL Normandie.
Marilyn Mattei est lauréate de la bourse aux auteurs d’ouvrage 2020 du CNL pour l’écriture de Seuil.
Le texte est édité aux Éditions TAPUSCRIT Théâtre Ouvert.

J’AURAIS MIEUX FAIT D’UTILISER UNE HACHE
/ COLLECTIF MIND THE GAP

8 DÉCEMBRE – 21H
9 DÉCEMBRE – 19H
AU THÉÂTRE DE SARTROUVILLE ET DES YVELINES – CDN

Ce spectacle revisite le film d’horreur en mettant à jour ses mécanismes et procédés de fabrication, à la fois mise à nu et mise à distance de la violence.

J’aurais mieux fait d’utiliser une hache interroge la fascination collective autour des crimes, des récits que l’on s’en fait et de la façon dont ils irriguent la fiction. Qu’est-ce que la production médiatique et culturelle raconte de notre société ? À sa manière, absurde et décalée, le collectif Mind The Gap répond à cette question en imaginant un spectacle composite, fabriqué avec des références cinématographiques et quelques litres de faux-sang, dans un jeu de massacre qui joue avec les attentes du public.

Le spectacle est construit autour de deux univers fictionnels qui se répondent. La première partie est traitée comme une fiction radiophonique bruitée en direct par les interprètes. Les sons y activent un imaginaire collectif, celui de la forêt, de la nuit, des histoires racontées au coin du feu. La seconde est une scène de meurtre qui se déroule dans une cuisine, à la manière du film Scream, répliquée ad nauseam en de multiples variations tandis que se dévoile peu à peu la mécanique de cette fabrique artisanale du meurtre.

Mise en scène et interprétation Thomas Cabel, Julia de Reyke, Solenn Louër, Anthony Lozano et Coline Pilet
Dramaturgie Léa Tarral
Création sonore et régie son Estelle Lembert
Régie son en alternance avec Paul Cabel
Création lumière Quentin Maudet
Régie lumière Théo Tisseuil
Scénographie et costumes Clémence Delille
Administration et production Margot Guillerm

Production : Mind the Gap Coproductions : Équinoxe – Scène nationale de Châteauroux / Théâtre de Vanves – Scène conventionnée d’intérêt national « Arts et création » pour la danse et les écritures contemporaines à travers les arts / L’Échalier – Atelier de Fabrique Artistique, St-Agil (41) / Théâtre de la Tête Noire – Scène conventionnée d’intérêt national Art et Création – Écritures contemporaines Accueil plateau / soutiens à la résidence : Théâtre de Vanves – Scène conventionnée d’intérêt national « Art et création » pour la danse et les écritures contemporaines à travers les arts, L’Échalier – Atelier de Fabrique Artistique, St-Agil (41), Théâtre de la Tête Noire – Scène conventionnée d’intérêt national Art et Création – Écritures contemporaines, 108 Maison Bourgogne, Centre Chorégraphique National d’Orléans, Espace Culturel de Saint Jean de Braye, Le VPK au Volapük, La Pratique, AFA de l’Indre, Résidanses pluridisciplinaires, Antre Peaux dans la cadre du soutien à la résidence, Le Bouillon – Théâtre universitaire Orléans Maquette présentée lors du festival Fragments 9 (La Loge) au Théâtre de L’Étoile du Nord. Ce projet a reçu le soutien de la DRAC Centre Val de Loire (aide à la résidence et aide à la création), la Ville d’Orléans, la Région Centre Val de Loire, la SPEDIDAM et la participation artistique du Jeune théâtre national.
SOUS INFLUENCE
/ NINA NEGRI

10 DÉCEMBRE – 20H
11 DÉCEMBRE – 17H
AU THÉÂTRE LOUIS ARAGON – TREMBLAY-EN-FRANCE

En associant théâtre et danse urbaine, Nina Negri met en scène les traces sensibles laissées par le film de John Cassavetes A woman under the influence pour dévoiler les barrières invisibles des normes sociales, qui assignent tout particulièrement les femmes.

Au cœur de Sous Influence, il y a le personnage de Mabel, marginalisée par sa seule manière d’être et condamnée à flancher, incarnée en 1974 par Gena Rowlands sous la caméra de John Cassavetes. Une image de révolte aussi désespérée que joyeuse qui imprime la pièce de Nina Negri et les questions qu’elle embrasse : comment matérialiser ce qui norme nos perceptions ? À quoi ressemble la singularité de cette femme qui se fera enfermer ? Et comment affirmer de nouveaux imaginaires face à la violence des injonctions qui touchent en premier lieu les corps minorisés ?

Pour y répondre, la metteuse en scène emprunte à Cassavetes son goût de la rupture et des faux raccords en imaginant une esthétique du fragment, où se multiplient les niveaux de lecture et de représentation. Ainsi, la comédienne Laura Den Hondt joue Gena Rowlands qui joue Mabel, dont la grammaire gestuelle est elle-même dédoublée lors de chorégraphies inspirées des battles de Krump, portées par l’énergie de l’émancipation face aux normes sociales. En épousant une perception nouvelle, au plus proche de l’expérience féminine, Sous Influence dessine un espace où l’affirmation et la différence sont possibles.

Avec Laura Den Hondt, Guillaume Miramond, Dakota Simao, Solie Warren (aka Girl Mainevent) et trois enfants figurants
Conception, mise en scène et chorégraphie Nina Negri
Dramaturgie Marion Stoufflet
Collaboration artistique Agathe Hazard Raboud
Chorégraphie enfants Alex Landa Aguirreche
Chorégraphie krump Dakota Simao, Mamu Tshi, Solie Warren
Composition et direction musicale Boris Boublil
Composition musique krump Mozarf
Scénographie Neda Loncarevic, Lucie Meyer
Costumes Toni Teixeira
Création lumières Etienne Gaches
Création son Patrick Gross, Ludovic Guglielmazzi
Création vidéo Xavier De Marcellis, Jérôme Vernez
Tournage vidéo Christopher Gallo, Francesca Fago
Dramaturgie collective de plateau Coline Bardin, Piera Bellato, Prune Beuchat, Sarah Calcine, Arianna Camilli, Marion Chabloz, Cyprien Colombo, Susanna Dimitri, Maxime Gorbatchevsky, Cécile Goussard, Arnaud Huguenin, Loic Le Manac’h, Mélina Martin, Delphine Mouly, Flavia Papadaniel, Leon David Salazar
Pensée-montage Clémentine Colpin
Chant Francine Acolas
Administration et diffusion Manon Monnier

Production : Cie AlmaVenus
Coproduction : Comédie de Genève, Théâtre Vidy-Lausanne
Avec le soutien de : Ville de Lausanne, Canton de Vaud, Fondation Ernst Göhner, Fondation Michalski pour l’écriture et la littérature, Fondation suisse des artistes interprètes, Fondation Nestlé pour l’Art, Fondation Casino Barrière, Fondation Pro-Helvetia
avec l’aide de : Théâtre L’Oriental Vevey, Théâtre Sevelin Lausanne, Théâtre Populaire Romand La Chaux-de-Fonds, Théâtre Les Halles Sierre

LE BEAU MONDE
/ ARTHUR AMARD, RÉMI FORTIN, BLANCHE ROPICHE

10 DÉCEMBRE – 16H30
11 décembre – 14H30
12 décembre – 20H30
AU CENTQUATRE-PARIS

Quelles traces restera-t-il de notre civilisation et de notre quotidien quand le temps aura fait son travail ? Le Beau Monde répond à cette question avec un inventaire touchant et drôle.

En imaginant un rituel insolite qui se déroulerait tous les soixante ans, dans un futur indéterminé, avec pour objectif de transmettre ce que la mémoire a gardé du XXIe siècle, Rémi Fortin, Blanche Ripoche et Arthur Amard proposent une sorte d’inventaire où notre monde se dessine en pointillés. Pas sous les traits d’un récit historique mais sous ceux, autrement poétiques, d’un ensemble de gestes, habitudes, rituels, usages, si communs aujourd’hui qu’on ne les questionne pas mais qui semblent étonnants aux yeux de nos lointains descendants.

Dans une société où le théâtre n’existe plus, le public est accueilli « dans la reconstitution d’un lieu typique du début de ce siècle » matérialisé par un gradin en demi-cercle. Il assiste à cette étrange cérémonie, dont il reconnaît la centaine de fragments issus d’un travail de collectage documentaire et d’écriture collective, transformation du quotidien le plus banal en bribes d’une beauté en péril.

Une création collective de Arthur Amard, Rémi Fortin, Blanche Ripoche
Sur une idée originale de Rémi Fortin
Avec Arthur Amard, Rémi Fortin, Blanche Ripoche
Regard extérieur et scénographie Simon Gauchet
Assistanat à la mise en scène Matthieu Salmon
Musique Arthur Amard
Accompagnement technique et régie générale Michel Bertrand
Construction du gradin Guénolé Jézéquel
Céramiste Elize Ducange
Regard costumes Léa Gadbois-Lamer
Administration et production Bureau Hectores – Grégoire le Divelec

Production : L’Ecole Parallèle Imaginaire
Co-productions : Nouveau Théâtre de Montreuil – CDN, Théâtre de Lorient – CDN, TAG Grigny accueil en résidence Théâtre La Paillette, Théâtre de Bécherel
Avec le soutien de la ville de Rennes, Rennes Métropole, la Région Bretagne et le conseil département d’Ile-et-Vilaine, L’entre deux – Scène de Lésigny. Ce projet a reçu l’aide à la création du Ministère de la Culture – DRAC Bretagne.
Production et diffusion : Céline Aguillon

MAWDA, ÇA VEUT DIRE TENDRESSE
/ MARIE-AURORE D’AWANS & PAULINE BEUGNIES

12 > 13 DÉCEMBRE – 19H
AU CENTQUATRE-PARIS

Le documentaire, la fiction et la poésie sont associés au sein de cette tragédie retraçant l’histoire de Mawda (مه و د ا ), petite fille tuée par balle par un policier belge en 2018. Huit interprètes donnent corps à une multitude de personnages. Des voix différentes, celles que l’on entend que trop peu, racontant une histoire commune pour échapper au simplisme des gros titres.

Mawda Shamdin Ali a deux ans quand elle est tuée par un tir policier, dans la camionnette qui doit la ramener avec sa famille en Angleterre. Ses parents et son grand frère de quatre ans sont, eux, emmenés au cachot. Elle était née en Allemagne de parents originaires du Kurdistan irakien. Au drame souvent impersonnel des migrants qui s’affiche en une des journaux et qui est vite oublié, la comédienne et metteuse en scène Marie-Aurore D’awans et la cinéaste et journaliste Pauline Beugnies substituent l’épaisseur du réel : pendant deux ans, elles ont collecté une importante matière documentaire (entretiens, suivi du procès, voyage au Kurdistan) pour alimenter le récit.

La scène est occupée par une camionnette blanche coupée en quatre – tour à tour banc de tribunal, bureau, écran de projection – et huit interprètes qui forment un chœur citoyen où cohabitent les langues (français, néerlandais, kurde) et les récits. Leurs différentes voix cherchent un sens à l’histoire de Mawda et de sa famille, l’arrachent aux pages des faits divers pour essayer de raconter ce qu’elle dit de notre société, de notre justice, de l’Europe et du monde actuel. Que cette histoire c’est aussi notre histoire..

De Marie-Aurore D’Awans & Pauline Beugnies
Avec Soufiane Chilah, Aicha Cissé, Mieke De Groote, Thierry Hellin, Deborah Rouach, Leopold Terlinden, Melodie Valemberg, Sayf & Zakaria Hamdard (en alternance)
Dramaturgie Kristin Rogghe
Assistante dramaturgie Lieselore Remans
Co-auteurs Victoire de Changy, Maud Vanhauwaert
Musique Malena Sardi
Scénographie Zoé Tenret
Vidéographie Tristan Galand, Thibaud Decoene
Conception lumière Pier Gallen
Recherche Marleen Adriaensens, Hussein Ali, Mesut Alp, Saif Al-Qaissy, Camille Crucifix, Nyira Hens, Ismaïl L’hamiti, Purni Morell, Sophie Sénécault, Joeri Smet, Frances Timberlake, Hussein Rassim, Christian Roe, Sasker Van de Ven
Conception costumes Elise Abraham
Chargée de production Ella De Gregoriis, Nadia El Mahi
Production technique et régie de plateau Ivan Fox, Davy Deschepper
Technique Pier Gallen (lumières), Justine Hautenauve (lumières), Bram Moriau (son), Thibaud Decoene (video)
Costumières Elise Abraham, Heidi Ehrhart
Surtitrage Inge Floré
Traduction Claire Tarring (FR/ENG), Alex Stockman (FR/NL), Anne Vanderschueren (NL/FR), Khanda Hussein (SORANI/FR), Fakhri Snawbar (SORANI/NL)

Production : KVS Coproduction : Perpodium, Mars, Mons arts de la scène, Le Rideau de Bruxelles, Maison de la Culture de Tournai/Maison de Création Avec l’aide de : Théâtre de Doms (Avignon), la Fédération Wallonie-Bruxelles – Service Générale de la Création Artistique – Direction du Théâtre, Tax Shelter van de Belgische Federale Overheid via Cronos Invest
CHUTE(S), UN DERNIER SOUVENIR SONORE
/ FUGUE 31

13 DÉCEMBRE – 21H
14 DÉCEMBRE – 20H
AU THÉÂTRE 13 – BIBLIOTHÈQUE

Sur un plateau organisé en un studio de radio, Chute(s) est une plongée vertigineuse au cœur des images, sons et bribes d’histoires qui se bousculent dans la tête d’un jeune musicien.

Chute(s) saisit les derniers instants de Romain, qui se souvient de Léopold et Lola, de ce qu’ils ont traversé ensemble, de l’amour qui unissait son couple d’ami·es et qui a volé en éclat, emportant avec lui le trio qu’ils formaient. En recomposant les bribes de son passé à l’aide de ses instruments et de ses micros, Romain contemple les traces de ce qu’il a voulu être, pris dans les mensonges, les projections et les injonctions à réussir.

En figurant l’espace mental du jeune homme comme un studio de radio où prennent place les trois personnages, Rémy Bouchinet et Romain Gneouchev rendent audible la façon dont ils perçoivent le monde. Le dispositif permet un effet de zoom sonore, quand chacun vient confier son récit : ce que les micros captent, c’est cette fragilité que seule l’amplification permet d’entendre, au cœur d’une création sonore et musicale qui souligne les souffles et les détails dans un mouvement ondulatoire hypnotique.

Texte Rémy Bouchinet
Mise en scène Romain Gneouchev
Scénographie et costumes Aliénor Durand
Composition et musique live Arnaud Denzler
Création lumière Germain Fourvel, Zoë Robert
Régie son Foucault De Malet
Régie générale Vincent Dupuy
Avec Léopold Faurisson, Romain Gneouchev, Lola Roy

Production : Fugue 31
Administration et production : Léa Wermelinger
Partenaires : Théâtre de la Cité Internationale (Festival JT22), Agence Culturelle Grand Est de Sélestat, Lavoir Moderne Parisien, Le Jeune Théâtre National, Le Laboratoire de Formation au Théâtre Physique
Avec le soutien de l’agence culturelle Grand Est

ADIEU PAPILLON
/ Cécile Dumoutier
REPRÉSENTATIONS
vendredi 11 mars à 19h & samedi 12 mars à 16h
+ dates à venir à saint-denis

DURÉE ESTIMÉE 30MIN
Avis de recherche : brun, lunettes, une tête à s’appeler John, semble graffer des papillons bleus dans la ville, croisé devant le caveau de la pianiste Juliette Jouet. Ainsi, une femme d’aujourd’hui part en quête, à travers la ville, d’un inconnu aperçu au cimetière de Saint-Denis. Elle ne connait ni son nom, ni son adresse. Pas à pas, la quête de l’autre se mêle à la quête de soi.

Texte Leïla Anis
Mise en scène Estelle Dehon et Cécile Dumoutier
Interprétation Cécile Dumoutier
Création pochoirs Lün du Sud

1975 SIMONE

/ Tamara Al Saadi

REPRÉSENTATIONS
vendredi 11 mars à 20h & samedi 12 mars à 17h
+ mardi 8 mars à 12h à la maison des femmes de saint-denis (représentation fermée)

DURÉE ESTIMÉE 30MIN

Sa mère est née dans les années 50. Son histoire s’écrit entre Djibouti et la France. Lorsque la fille découvre la Maison des femmes de Saint-Denis, c’est un regard nouveau qu’elle pose sur ce passé familial. Si sa mère avait connu une telle Maison, quelles auraient été leurs vies ? Un pont entre deux générations se construit alors, et brique après brique, le lien mère-fille se répare.

Texte Leïla Anis
Mise en scène et interprétation
Tamara Al Saadi
Regard extérieur Tatiana Spivakova

Irkoutsk ↔ Ma mère

/ Issam Rachyq-Ahrad

REPRÉSENTATIONS
vendredi 11 mars à 21h & samedi 12 mars à 18h
+ dates à venir à saint-denis

DURÉE ESTIMÉE 30MIN

Tout a commencé par une farce. L’inscription de sa mère à l’élection de la Marianne, symbole de la République. Elle a gagné ! Voici l’histoire d’une mère Dionysienne racontée par son fils : habitante d’un quartier populaire, travailleuse, propulsée soudainement au rang de célébrité. Entre satire des inégalités et rêve d’absolu, le portrait devient une fable contemporaine et salvatrice.

Texte Leïla Anis
Mise en scène et interprétation
Issam Rachyq-Ahrad
Regard extérieur Antoine Formica

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