27 mai | 04 juin
PARIS GLOBE FESTIVAL 2026
Scène contemporaine internationale
PARIS GLOBE FESTIVAL 2026
Scène contemporaine internationale

FESTIVAL
17e ÉDITION | 10-18 DÉCEMBRE

Le Paris Globe festival est un festival artistique international qui regroupe huit théâtres parisiens et accueille pour sa deuxième édition neufs spectacles de théâtre, danse et performance du 27 mai au 4 juin.

D’Athènes à Zurich, de Gaza à La Havane, de Lisbonne à Narva, Rome, São Paulo ou Mexico, les oeuvres réunies cette année empoignent le réel, sans détourner le regard. Elles racontent les secousses du monde, guerres, exils, bouleversements politiques,mutations des corps et des identités, mais aussi la puissance de l’imaginaire, de la mémoire, du désir…et du plaisir.

Les artistes qui la composent dansent, témoignent, hackent et transgressent, pour ouvrir des brèches. Avec elles, avec eux, les scènes parisiennes vont devenir un archipel puissant de récits et de perspectives – un espace où circulent les langues, les imaginaires et où des résistances s’inventent.

C’est aussi cela Paris-Globe : Une alliance. Huit lieux parisiens qui mutualisent leurs curiosités pour construire une programmation qu’aucun n’aurait pu bâtir seul. Un modèle discret, mais qui change la façon dont on pense, dont on choisit, dont on agit.

Ce que cette collaboration produit, c’est un panorama. Une façon de traverser Paris d’un théâtre à l’autre comme on traverserait le monde, chaque salle apporte sa couleur, son souffle. Et le public qui suit le fil devient lui-même voyageur, curieux, bousculé, enrichi.

Avec le Théâtre Paris-Villette, le Théâtre 13, le Théâtre Silvia Monfort, le Théâtre de la Bastille, le Théâtre 14, le Carreau du Temple, la Maison des Métallos.

Bénéficiez de tarifs préférentiels dès 2 spectacles achetés.
Aux plateaux sauvages
Yo soy una denuncia
Mariam Montero

THÉÂTRE | 1H15 | CUBA / FRANCE

02 JUIN | 19H30
03 JUIN | 19H30

Cuba subit le plus grand exode de son histoire. Yo soy una denuncia raconte l’histoire de la créatrice elle-même qui interroge le départ, l’exil et la condition des femmes métisses à Cuba, son île natale. Sur un plateau éclairé à la bougie, elle tisse un poème dramatique en cinq temps, mêlant créations plastiques, images projetées et costumes festifs ou sacrés. La plainte comme cri de révolte, mémoire vive d’une terre qui vacille.

Cette création s’inscrit dans une Trilogie de femmes cubaines :  trois destins de migration, trois voix qui se font écho.  Trois poèmes dramatiques mêlant performances, vidéos et danses, enrichis de rituels yorubas, reflétant l’héritage africain des actrices. Trois manières de dire la migration en tant que femme artiste, où chaque solo entre en résonance avec l’œuvre d’une plasticienne cubaine, pour élargir l’écho des voix féminines trop peu écoutées.

Texte, mise en scène, scénographie, design de costumes et interprétation Mariam Montero
Assistant à la mise en scène et à la interprétation Carlos Busto 
Assistante chorégraphe (danse d’Oshun) Lynet Rivero 
Création lumière Gilles Hardouin
Régie lumière David Baudenon
Régie générale et son Thomas Demougeot
Administration / Production Philippe Murcia
Traduction de l’espagnol vers le français  Christilla Vasserot 

Production La Perla Teatro
Coproduction Points Communs – Scène nationale de Cergy-Pontoise / Val-d’Oise |
La Maison de la Cultura d’Amiens, pôle européen de création et de production / Scène nationale.
Avec le soutien et l’accompagnement technique des Plateaux Sauvages

© Pauline Le Goff

Hors les murs
It’s the end of the amusement phase
Chara Kotsali

DANSE | 45′ | GRÈCE

THÉÂTRE PARIS VILLETTE
27 MAI
| 12H
28 MAI | 20H

Quelle nouvelle phase après celle de l’amusement ? Pas une nouvelle ère, mais un voyage déréglé dans le temps : une suite de sauts temporels, qui emportent les danseuses et la langue, épurée. Chara Kotsali crée un marathon de danse et de son qui mêle histoire personnelle et collective pour composer une chronologie en forme de sample et nous rappeler que l’Histoire n’est pas linéaire : c’est nous qui en écrivons la logique.

Chez Chara Kotsali, qui dit venir d’un lieu du Sud n’ayant jamais envoyé de fusée dans l’espace, le carburant est un savant mélange. Des corps d’abord, dans une chorégraphie coupée au cordeau qui cite Macarena et parades militaires, manifestations de masse et aérobic, lorsque Kim Jong-il rencontre Jane Fonda, danses rituelles et pompon girls (mais n’est-ce pas finalement la même chose ?). Du son ensuite, une bande-son faite de tous les bruits du monde. Des mots enfin, ceux d’une poésie musicale qui scande les dates : celles des révoltes de la grande Histoire (1789, 1949) comme celles qui ponctuent l’histoire intime.

Conception, chorégraphie, texte Chara Kotsali 
Co-création de la performance Sofia Pouchtou, Christina Skoutela, Chara Kotsali 
Assistanat à la chorégraphie Vassia Zorbali, Clara Aguilar 
Création sonore et musique Anna Maria Rammou, Chara Kotsali 
Décor et costumes Periklis Pravitas 
Création lumières Eliza Alexandropoulou 
Dramaturgie Dimitra Mitropoulou 
Regard extérieur Konstantina Georgelou 
Traduction et surtitrage Lisa Trahard

Production en ligne TooFarEast, Chara Kotsali
La présentation du spectacle a été soutenue par le Touring program Onassis Stegi.

Le sacre du printemps
Dewey Dell

DANSE | 50′ | ITALIE

THÉÂTRE SYLVIA MONTFORT
28 MAI
| 19H30
29 MAI | 19H30
30 MAI | 18H00

Avec Le Sacre du printemps, la compagnie Dewey Dell mêle partitions chorégraphiques et arts visuels pour offrir à l’œuvre de Stravinsky une nouvelle lecture fascinante. En s’inspirant d’images de l’histoire de l’art et des comportements du règne animal, Teodora Castellucci trouve un parfait équilibre entre la puissance de la musique et la vitalité furieuse des corps.

Sur scène, le mystère du printemps se dévoile dans un tourbillon de métamorphoses ; la mort côtoie la vie ; les forces primitives laissent place à l’enchantement.Dans une scénographie troublante, portée par des costumes à couper le souffle, les interprètes allient précision, énergie et virtuosité pour faire de ce rite de passage un spectacle éblouissant.

Musique originale Igor Stravinsky
Interprétée par MusicAeterna, direction Teodor Currentzis (enregistré en 2013)
Direction artistique Agata Castellucci, Teodora Castellucci, Vito Matera
Avec Agata Castellucci, Teodora Castellucci, Alberto “Mix” Galluzzi, NastyDen, Francesca Siracusa
Chorégraphie Teodora Castellucci
 Assistanat chorégraphie, production Agata Castellucci
 Dramaturgie, lumière et scénographie Vito Matera
Création sonore Demetrio Castellucci
 Création costumes Dewey Dell, Guoda Jaruševičiūtė 
Fabrication costumes et accessoires Carmen Castellucci, Vito Matera, Plastikart studio
Fabrication décors Laboratorio scenografia Pesaro – Lidia Trecento
Vidéo Eva Castellucci, John Nguyen
Coordination Valeria Fărîmă

Production Dewey Dell
Coproduction progetto RING (Festival Aperto – Fondazione I Teatri Reggio Emilia, Bolzano Danza – Fondazione Haydn, FOG Triennale Milano Performing Arts, Torinodanza Festival, Teatro Stabile di Torino – Teatro Nazionale); Macalester College / Theatre and Dance Department; BIT Teatergarasjen
Partenaire associé Lavanderia a Vapore – Fondazione Piemonte dal Vivo
Avec le soutien de Emilia-Romagna Region and Societas, Teatro Comandini Remerciements Paolo Barbero, Andrea “Duna” Scardovi

© Lorenza Daverio

Historia do Olho
Janaina Leite

THÉÂTRE-PERFORMANCE | 3H30 | BRÉSIL

LE CARREAU DU TEMPLE
28 MAI
| 19H30
29 MAI | 19H30

Librement inspiré de L’Histoire de l’œil de Georges Bataille, le spectacle suit l’initiation du jeune narrateur à la sexualité, au fil de ses rencontres avec les adolescentes Simone et Marcela. Dans un décor féerique, cette forme hybride mêle témoignages intimes et fable, pour recréer ce conte de fées noir et érotique.

Janaina Leite poursuit son exploration des « théâtres du réel » et de la relation entre théâtre et pornographie. Les réponses à la question « Quel est ton rapport à la pornographie ? » servent de passerelle entre la fable de Bataille et les expériences personnelles des quinze interprètes, amateur·rices et professionnel·les, dont certain·es travailleur·ses du sexe. Entre théâtralité et exposition des corps, le spectacle traverse les oppositions : le vulgaire et le sublime, le banal et le cosmique, l’ordinaire et l’abîme.

Avertissements : Interdit aux moins de 18 ans, utilisation de stroboscope, Haut volume sonore, Violence physique / présence de sang ou de scènes de torture, Violence sexuelle

Concept, dramaturgie et mise en scène Janaina Leite
Dramaturgie et assistance à la mise en scène Lara Duarte et André Medeiros Martins
Interprètes André Medeiros Martins, Armr’Ore Erormray, Carô Calsone, Cusko, Georgia Vitrilis, Ian Figlioulo, Isabel Soares, Janaina Leite, Lucas Scudellari, Tadzio Veiga, Ultra Martini et Vini The Kid
Performance de suspension Darktitah, Darkinho, Georgia Vitrilis, Jafa di Lamba, Pamkhada, Pombo Morcego et performers invités
Compositions et performances originales André Medeiros Martins, Ultra Martini et Vini The Kid
Régie lumière : Wagner Antônio
Conception des costumes Melina Schleder
Entraînement corporel et direction technique Lara Duarte
Production musicale Mateus Capelo
Construction scénique Edson Luna et Wanderley Wagner da Silva
Conception du mannequin articulé Tadzio Veiga
Gestion de production originale Carla Estefan (Metropolitana Gestão Cultural)
Arrangements sonores, conception et régie son Renato Navarro
Régie lumière Felipe Tchaça
Régie générale Leticia Karen
Réseaux sociaux André Medeiros Martins

Soutien Teatro Mars ; Centro Cultural da Diversidade
Coproduction MITsp – Festival International de Théâtre
Présenté par Prêmio Zé Renato para a Cidade de São Paulo (Prix théâtral Zé Renato)
Gestion de production et diffusion – Ariane Cuminale (VUELA)

© Pauline Le Goff

Spy Girls
Magda Szpecht

THÉÂTRE | 1H30 | ESTONIE

THÉÂTRE 13
29 MAI
| 20H
30 MAI | 18H

SPY GIRLS nous plonge dans l’univers sombre de trois hackeuses anonymes. Entre écrans lumineux et identités fictives, elles mènent une bataille dans le cyberespace. Leur terrain d’action : les plateformes de rencontre, leurs armes : la séduction et la mystification. Sous de fausses identités, elles gagnent la confiance de soldats russes engagés en Ukraine afin d’obtenir des informations sensibles sur leurs crimes, leur localisation et leur état d’esprit.

Quelles règles s’appliquent dans un monde où réalité et fiction s’entremêlent de manière indéchiffrable ? Où se situent les limites de la résistance numérique dans l’immensité de l’espace virtuel ? Créé à Narva, en Estonie, à la frontière avec la Russie, le spectacle est basé sur une histoire vraie et explore les zones troubles où information, manipulation et guerre se confondent pour nous rappeler que la sécurité n’est qu’une illusion.

Avertissement : Déconseillé aux moins de 18 ans et aux âmes sensibles // Ce spectacle contient de la fumée, des effets stroboscopiques, un langage explicite et des images choquantes. 

Mise en scène Magda Szpecht
Autrice Olga Diygas
Assistant à la réalisation Michal Rogulski
Compositeur Krzysztof Kaliski
Artiste lumières et vidéo Mikk-Mait Kivi
Scénographie Johannes Valdma
Vidéographie Janar hakk
Technicien son Raido Linkmann
Régisseuse Marion Tammet
Costumière Sirli Pohlak
Surtitres Triin Pohlak / Laura Romanova 

Productrices Krista Tramberg / Helen Maandi

Centroamérica
Lagartijas Tiradas al Sol

THÉÂTRE-DOCUMENTAIRE | 1H30 | MEXIQUE

THÉÂTRE PARIS VILLETTE
01 JUIN
| 20H
02 JUIN | 20H

L’Amérique centrale : laboratoire d’avenirs incertains où se mêlent dictatures et intrusions des États-Unis, champs extensifs de bananes et bitcoins, gangs et exodes… Dans ce paysage Luisa et Lázaro voyagent, écoutent et interrogent. Mais leur exploration prend une tournure inattendue lorsqu’ils rencontrent M, une Nicaraguayenne exilée, qui leur demande de leur rendre service dans le pays où elle est née et où elle ne peut plus retourner.

Avec ce spectacle, Lagartijas Tiradas al Sol, qui secoue la scène mexicaine depuis plus de vingt ans, tisse des liens entre l’Histoire et la fiction, offrant un espace de réflexion inédit. Sur une scène mosaïque, où le théâtre se fabrique à partir d’archives, de vidéos et de questions, Luisa et Lázaro prennent la mesure de leur responsabilité, comme citoyen·ne·s et comme artistes.

Project Lagartijas Tiradas al Sol
Performance et coordination Luisa Pardo, Lázaro G. Rodríguez
Espace et lumière Sergio López Vigueras
Design et production des rideaux Pedro Pizarro
Assistante de la direction
Macaria Reyes
Assistants généraux
Janet Vázquez y Manu Guerrero
Illustration Cecilia Porras Saénz
“María” Ella fuerte
Stock d’images Filmoteca de la UNAM
Images du Nicaragua en 2018 Rafael Camacho y Chilly Smit
Témoignages
Dora María Téllez
Gabriela Selser
Rafael Camacho
Ainsi que des femmes et des hommes du Nicaragua
Et des exilés ayant témoignés de leurs histoires sans pouvoir être nommés pour des raison de sécurité.

Lagartijas Tiradas al Sol en collaboration avec le Centro Cultural España en México, Teatro Casa de la Paz, UAM. Théâtre Joliette y Théâtre de Lenche, Marseille, y Pontificia universidad Católica del Perú.

© Ulises Ávila

The last play in Gaza
Einat Weizman

THÉÂTRE | 1H | PALESTINE

THÉÂTRE 14
02 JUIN
| 19H
03 JUIN | 19H

Au déclenchement de la guerre, se jouait à Gaza, au Théâtre pour tous, Les Émigrants de S. Mrożek, mis en scène par Noam Nassar. La pièce s’est arrêtée. Le théâtre a été détruit. La metteuse en scène israélienne Einat Weizman a choisi de poursuivre le spectacle, à l’identique, tout le temps que durera la guerre. Comme un acte de résistance contre l’effacement de la culture palestinienne, une tentative désespérée de recréer, par le théâtre, ce qui a été détruit.

Sur scène se construit un monde fragile et obstiné, tandis que le monde réel s’effondre à l’extérieur. Deux acteurs palestiniens ayant la citoyenneté israélienne reprennent les rôles de leurs homologues gazaouis dans une mise en scène qui respecte exactement la version originale jouée à Gaza. Mais cette reconstitution est entrecoupée des témoignages de l’un des acteurs gazaouis : Hossam Al-Madhoun. Il raconte la vie sous les bombardements incessants jusqu’à ce qu’il parvienne à quitter Gaza pour l’Égypte.

Comédiens Shahir Kabha and Rami Salman
Dramaturgie Alexandra Aron
Texte Al Madhoun, Einat Weizman, S. Mrozek, Shahir Kabaha, Rami Salman
Vidéo Olga Golzer
Lumières Muhammed Shaheen
Musique et son design Raymond Haddad
Photos David Kaplan

Directeur de production May Shehady
Développement au Theater Inlandent, Hamar

Coming soon
Soraya Leila Emery

DANSE | 1H | SUISSE

LA MAISON DES MÉTALLOS
03 JUIN
| 19H
04 JUIN | 20H30

Sur scène, une figure changeante et multiforme apparaît : enjouée, espiègle et effrontée. L’odalisque. La voilà, attendant langoureusement sur un canapé dans un harem luxueux. L’image idéalisée et sensuelle d’une femme. Un objet passif et désirable attendant d’être consommé.  Qui est-elle ? Dans son immobilité, on perçoit un désir. Qu’attend-elle ? Qu’est-ce qui « arrive bientôt » ?

Coming Soon est une performance solo qui explore le plaisir, le désir et le regard féminin. Soraya Leila Emery s’inspire de la figure emblématique de La Grande Odalisque peinte par Jean-Auguste-Dominique Ingres. Elle la subvertit pour remettre en question les clichés orientalistes qui ont façonné sa représentation, en jouant avec eux et en les défaisant avec humour pour ouvrir des récits, des possibilités et des imaginaires alternatifs. À travers un voyage de personnages et de tableaux, elle maîtrise le plaisir et joue avec le fantasme d’une figure que nous pensons connaître mais que nous ne voyons jamais vraiment.

Direction artistique Diana Niepce 
Interprètes Diana Niepce, Maria Abrantes 
Création lumières Carlos Ramos 
Création costumes Silvana Ivaldi 
Conseil sonore Gonçalo Alegria 
Conseil artistique Gonçalo Alegria, Silvana Ivaldi 
Montage vidéo Eduardo Breda, Maria Abrantes 
Illustration Maria Abrantes 
Direction technique Roger Madureira

Direction de production Joana Costa Santos 
Production As Niepce’s 
Diffusion Something Great 
Soutien André Uerba, Carlos Oliveira, Diogo Melo 
Résidence artistique Biblioteca de Marvila – CML, CAMPUS – Paulo Silva e Cunha, Estúdios Vitor Córdon/OPART 
Avec le soutien de Associação Parasita, Fundação Calouste Gulbenkian, Fundação GDA, República Portuguesa – Cultura / Direção-geral das Artes

Enfreakment
Diana Niepce

PERFORMANCE-CONFÉRENCE | 50′ | PORTUGUAL

THÉÂTRE DE LA BASTILLE
03 JUIN
| 20H30
04 JUIN | 19H

Présentée pour la première fois à Paris, l’autrice, danseuse et acrobate Diana Niepce signe avec Enfreakment une conférence performée qui a tout d’un manifeste. À la suite d’un accident, l’artiste portugaise a perdu une grande partie de sa mobilité. Depuis, elle interroge dans ses spectacles la place de son corps sur scène, révélant les violences et les politiques d’exclusion qui ont marqué l’histoire de la danse. 

Enfreakment, ou monstrification : Diana Niepce renverse la longue tradition qui a consisté à faire des corps non normatifs un spectacle sensationnel, réduisant les interprètes à de simples excentricités corporelles, présenté·es sur scène pour mieux être commercialisé·es, objectifié·es, réduit·es au silence. Comment alors les « artistes en situation de handicap », ou identifié·es comme tel·les, peuvent résister à leur monstrification ? Comment se rendre visible sans être piégé·e par un public dont le regard, qu’il se détourne ou qu’il dévisage avec fascination et dégoût, exerce un contrôle social et validiste impitoyable ? Retournant le Freak show, Diana Niepce signe un geste radical et provocant, animée d’une colère froide, tout à la fois urgente et capable d’élargir notre pensée. Car, en cherchant à dépasser les frontières esthétiques et politiques, elle fait de son corps un territoire en état de révolution permanente.

Le spectacle comporte de la nudité partielle et des effets stroboscopiques

Direction artistique Diana Niepce 
Interprètes Diana Niepce, Maria Abrantes 
Création lumières Carlos Ramos 
Création costumes Silvana Ivaldi 
Conseil sonore Gonçalo Alegria 
Conseil artistique Gonçalo Alegria, Silvana Ivaldi 
Montage vidéo Eduardo Breda, Maria Abrantes 
Illustration Maria Abrantes 
Direction technique Roger Madureira

Direction de production Joana Costa Santos 
Production As Niepce’s 
Diffusion Something Great 
Soutien André Uerba, Carlos Oliveira, Diogo Melo 
Résidence artistique Biblioteca de Marvila – CML, CAMPUS – Paulo Silva e Cunha, Estúdios Vitor Córdon/OPART 
Avec le soutien de Associação Parasita, Fundação Calouste Gulbenkian, Fundação GDA, República Portuguesa – Cultura / Direção-geral das Artes

© Alípio Padilha